10/08/2026
Vous partez du logement. Vous continuez à payer.
C'est le point que beaucoup découvrent trop t**d lors d'une séparation.
Tant que le divorce n'est pas prononcé — et la procédure peut durer des mois, parfois des années — les deux époux restent solidairement responsables du loyer envers le bailleur, ou des intérêts hypothécaires envers la banque.
Concrètement : si le juge attribue le logement au mari, les frais sont à sa charge. Mais s'il ne les paie plus, son ex-femme devra les supporter à sa place. Alors même qu'elle n'habite plus à cette adresse.
Qui reste dans le logement ?
Pendant la procédure, c'est le juge qui tranche, selon des critères précis.
D'abord, l'utilité du logement pour celui qui le demande : garde exclusive des enfants, appartement adapté à un handicap.
Si aucun des deux n'a d'intérêt prioritaire, le juge regarde à qui un déménagement serait le plus difficile à imposer : habiter en face de son travail, avoir son cabinet à domicile, être en mauvaise santé, connaître des difficultés économiques.
En dernier recours seulement vient le critère de la propriété.
Et après le jugement ?
Pour deux colocataires, le tribunal concède le bail à l'une des deux parties, pour autant qu'elle soit solvable, et le notifie au bailleur.
Mais l'ancien colocataire peut rester solidaire du bail jusqu'au prochain terme — au maximum deux ans. Le jugement ne met donc pas fin à tout du jour au lendemain.
Ce que disent les praticiens
Les avocats interrogés par immobilier.ch observent que la moitié de leurs clients les consultent pour un divorce conflictuel, mais que 80 à 90 % des cas finissent par se régler à l'amiable.
Ils recommandent la médiation. Leur argument est simple : mieux vaut transiger tôt sur des choses supportables qu'une fois payés des dizaines de milliers de francs de frais d'expertise, de justice et d'avocat.
Un divorce à l'amiable peut être acté en trois à six mois. Un divorce litigieux, où chaque détail est expertisé, peut s'étirer sur des années.
Vous êtes passé par là ? Vos questions sont les bienvenues en commentaire.
Source : immobilier.ch, « Lors d'un divorce, le casse-tête du logement », 05.08.2026